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Et hop ! Le dernier film de La Barbe !

22 décembre 2009
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Monté à New York avec des images filmées à Paris. C’est beau la globalisation.

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La Barbe ! ça traduit pas…

20 décembre 2009
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“Alors ? Tu nous fais La Barbe New York ?”

D’abord, ça traduit pas. Imaginez-vous en train de râler

“Rolala ! the beard…” en vous frottant la joue…

Les gens ici trouvent vraiment drôle tous ces bruits que les français font avec leur bouche et toutes les choses qu’ils disent avec leurs mains. Du coup je leur ai trouvé ce petit dictionnaire du français des signes en ligne, enjoy.

Il y en a plus de 140 comme ça. De quoi meubler vos soirées New Yorkaises enneigées… Ici aussi, it’s cold ! (ça pince !)

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David contre Goliath

14 décembre 2009
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Abdul-Jabbar-LeeArrivée au beau milieu de l’effondrement du marché du logement à New York, nous voilà bien heureuses dans notre trois pièces pour le prix d’une dans East Harlem, au prix d’affrontements interminables avec la mafia locale : une agence louche à souhait qui vous attire à coup de vraies fausses ristournes et vous fait signer des contrats ignobles, je passe les détails.

Pour comprendre quel genre de mafia nous ligote, nous décidons de nous rendre a la première réunion d’auto défense des locataires contre leur grand méchant propriétaire, et on tombe sur LES ZAPATISTES NEW YORKAIS : le Movement for Justice in El Barrio.

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Où l’on apprend que ce mouvement vient de gagner un immense procés contre Dawnay Day, une multinationale de l’immobilier basée à Londres, qui s’était emparée de 47 immeubles d’un coup dans le quartier et comptait bien en chasser un par un tous les habitants historiques et fauchés pour – avouaient-ils sans vergogne – multiplier les loyers par dix.

Après avoir perdu son procès contre les zapatistes des villes, la vilaine multinationale a fait faillite, et les locataires n’ont plus de propriétaires, si ce n’est la Justice en personne… censée réparer en quelques mois les dommages subis : appartements en ruine, charges indues, etc. Seul problème, la Justice s’est débarassée du propriétaire mais pas de ses hommes de main…

Image 4 représentés ici par le pauvre Nathan, à droite, sommé de rendre des comptes par une foule de militants en colère, en particulier ma voisine de gauche au premier rang, qui avait bien 80 ans, et le tout devant son nouveau patron, le très éminent avocat Harvey Fischbein, qui n’avait jamais eu la chance d’une telle immersion dans la militance latinos et manquait sérieusement d’entrainement.

C’etait chaud, c’est le moins qu’on puisse dire. C’est le moment pour nous de faire un petit mail a Harvey au sujet de notre frigidaire. Marche pas.

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Comptez-vous et vous compterez

11 décembre 2009
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"Votre communauté à besoin de vous !"

En ces temps brumeux où l’on débat outre Atlantique de notre Id… Nat… je me fais plaisir chaque jour en voyant évoluer la fresque murale qui s’étale au coin de ma rue. Un panneau pour le Recensement Communautaire Américain.

L’identité locale, au coin de la 117éme rue coté Est, dans ce quartier que les New Yorkais appellent “Spanish Harlem” et que ses habitants appellent “El Barrio”, est latinos.

Latinos ? Une identité qui n’existe nulle part sinon aux USA. Un mélange de peuples et de cultures d’origines géographiques très diverses : Porto Rico, Cuba, Mexique, Amérique Centrale, République Dominicaine… Une communauté qui constitue actuellement 15% de la population (afro-américians : 12%).

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Selon les projections du Bureau de Recensement responsable de cette campagne,

La population américaine blanche (non hispanique) devrait ainsi passer sous le seuil des 50% en 2042. En raison notamment du taux de natalité plus élevé des minorités ethniques (hispaniques) et en prenant en compte la poursuite de l’immigration, les prochaines décennies devraient enregistrer une hausse profonde et inédite des minorités ethniques et raciales.

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Mais la grande mode, ces derniers temps, c’est de déclarer plusieurs origines en même temps. Les questionnaires du dernier recensement le permettent.

Ils sont longs, voire interminables, et abordent des questions économiques, sociales, privées, raciales… A quoi vont servir toutes les questions ? A orienter les politiques, dit le Bureau.

Les informations sur la race, l’origine et la langue parlée à domicile sont utilisées pour déterminer les exigences du bilinguisme pour les élections dans le cadre du Voting Rights Act (Loi sur le droit de vote) et la surveillance de la non-discrimination en matiére d’emploi dans le cadre du Civil Rights Act.

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North Hampton, 1ere ville lesbienne, suite.

8 décembre 2009
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Histoire des femmes à North Hampton - mural dans la rue principale

Histoire des femmes à North Hampton - mural dans la rue principale

North Hampton, première ville lesbienne des USA donc, et peut-être du monde, avec ses 2,7 % de couples lesbiens parmi les foyers.

C’est peu ? Et pourtant la chose est tangible. Impossible de faire plus de 50m dans la rue sans croiser deux ou trois lesbiennes. Et dans les nombreux cafés, restau, bibliotheques, shopping du centre ville, si c’en est pas ça y ressemble drôlement.

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North Hampton, c’est la ville où je peux enfin discuter du douloureux problème de l’éducation des ados sans qu’à un moment ou un autre mon interlocutrice, mère elle-aussi, ne me jette un regard compréhensif et lourd de sens sur le mode : “ça doit pas être facile, hein, pour vous et pour la petite, avec le regard des autres, et surement qu’elle en souffre…etc.”

A North Hampton, l’homoparentalité n’est pas un sujet de débat.

A North Hampton, le fils de la copine lesbienne qui voulait porter une robe a l’école a pu mettre son forfait à exécution pendant plusieurs semaines, sans rejet ni jugement ni rendez-vous avec l’assistante sociale, jusqu’à ce qu’il s’en lasse. (bon, il parait que 10 ans plus tard il ne veut plus qu’on en parle et nie carrément les faits… oh well.)

Et puis North Hampton, c’est la ville dont le Maire est une lesbienne depuis… 13 ans. Elle vient de se faire ré-élire pour la troisième fois consécutive a la tête de cette ville de 30 000 habitants. La lutte a été chaude aux dernières élections, qui l’opposait à… un homme gay !

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Mary Claire Higgins emporte les dernières élections contre Michael Bardsley, 51,77% contre 48,23%

Nous avons accompagné Nathalia qui allait voter ce jour-là, pour filmer l’évènement. Une ribambelle de butch brandissant des panneaux électoraux faisaient l’accueil au coin de la rue. Un grand moment.

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La valeur “Lesbienne Per Capita”

6 décembre 2009
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Le taux de lesbiennes par habitant, c’est une valeur qui monte ! et North Hampton a pris une avance sérieuse, qui fait que sa croissance est maintenant EXPONENTIELLE !

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San Fransisco (Oakland) peut aller se rhabiller, et New York est en train de se vider de ses plus farouches amazones – celles qui ont fait Dyke TV, les Lesbian Avengers, le WOW cafe, le Women’s Pentagon Action Group, la War’s Resisters League, et même Act Up-New York (bin oui)… Aujourd’hui elles préfèrent se promener dans les bois parmis les castors et vivre en famille avec leurs nombreux enfants au genre flouté. Quand elles en ont marre de la Nature elles vont donner des cours à Smith College ou dans une des cinq universités du coin, dont trois sont spécialement filles… ou bien elles font plombier, crémières, restauratrices ou charpentières. Y en a même qui viennent d’ouvrir un studio d’enregistrement top tech dans leur hangar, à côté de la grange où elles font camp de rock n’ roll pour filles.

Elles se lamentent un peu en fin de party chez Mary, l’amie de ma mie, et soupirent en se remémorant le bon vieux temps ou elles changeaient le monde…

Je leur dis : ne vous plaignez pas ! Vous vouliez changer le monde ? Et bien c’est fait, et vous vivez dedans, dans ce petit bout du monde qui a changé, dans ce morceau de terre ou les lesbiennes règnent en Maîtres. Maintenant vous n’avez plus rien à faire qu’à nous raconter comment c’est !

Alors ? C’est comment c’est North Hampton ?

(la suite demain)

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Tu quoque, mi New York

4 décembre 2009
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Le Senat de New York State a décidé mercredi que les homos ne se marieraient pas chez lui. Deux pas en avant, trois pas en arrière, les homosexuelLES américainEs sont toujours les dindons des politiques et les souffres-douleurs des républicains, même à New York. Aujourd’hui, les démocrates ont joué leur jeu : 8 d’entre les 32 sénateurs démocrates ont voté avec l’ennemi. Trop risqué, les lesbiennes et les pédés. Les New Yorkais réunis à Union Square hier ne leur feront pas de cadeau aux prochaines élections.

Entre 500 et 1000 personnes se sont réunies, ce jeudi 3 décembre, pour promettre le pire aux sénateurs parjures.

Entre 500 et 1000 personnes se sont réunies, ce jeudi 3 décembre, pour promettre le pire aux sénateurs parjures.

Ceci dit, une victoire au niveau de l’Etat de New York n’aurait pas suffit à régler mon problème… Si j’allais me marier demain avec ma douce et tendre dans le massachusset ou dans un des 5 Etats qui résistent encore aux référendums, ça ne me donnerait toujours pas le droit de rester sur le territoire américain.

Dire que j’ai mis ma pacsette sur ma sécu pendant les six dernières années… et qu’on pestait chaque fois d’avoir à prouver tous les ans qu’on s’aimait encore pour renouveler sa carte de séjour pour “raison familiale et privée”…

Bien sûr, ça pourrait être pire, on pourrait vouloir vivre en Ouganda.

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Thanksgiving

3 décembre 2009
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Ou comment remercier les indiens pour tout le mal qu’on leur a fait

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Le foot en rose

1 décembre 2009
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  • Tiens ! Même pour jouer au foot on habille les filles en rose, ici ! C’est partout pareil !
  • Mais non, t’as mal vu ! L’équipe des bleues est juste en face, et c’est des filles aussi !

Oooops. Pardon. Pour la peine, je dois apprendre et raconter Title 9, la loi qui fait envie.

“No person in the United States shall, on the basis of sex, be excluded from participation in, or denied the benefits of, or be subjected to discrimination under any educational program or activity receiving federal assistance.”

Traduction

“Personne ne doit être exclu de la participation a, se voir denier le bénéfice de, ou etre l’objet de discrimination en rapport à un programme d’éducation ou une activité sportive qui recoit des financements du gouvernement.”

Cette petite phrase – intégrée à la Constitution américaine en 1972, a eu un impact considérable. Les sports feminins se sont développés de façon radicale, et un paquet de filles ont fait de meilleures études parce qu’elles excellaient en sport.

Du même coup, les représentations ont changé : les parents valorisent désormais les muscles de leurs filles autant que ceux de leurs fils, papa et maman investissent dans le physique de leur gamines et espèrent qu’elle raflera toutes les médailles. Une fille costaud, ambitieuse, qui veut courir plus vite que les autres, c’est un atout pour sa carrière et peut-être un gros avantage financier pour la famille : elle obtiendra peut-être une bourse pour payer l’université.

Et voilà pourquoi dans Central Park on voit des tas d’équipes de foot féminines, et tant pis pour la couleur des maillots.

Et voilà pourquoi les lesbiennes aiment le basket ball…

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Le Congrès américain met les femmes à la poubelle !

18 novembre 2009
Cette image semble familière ? Ce n’est pas le parlement français, c’est le Congres americain… Et oui, c’est partout pareil, les femmes ne s’intéressent pas à la politique.  Domage, car les absentes ont toujours tord !

Cette image vous semble familière ?

Ce n’est pas le parlement français, c’est le Congrès américain… Et oui, c’est partout pareil, les femmes ne s’intéressent pas à la politique. Dommage, car les absentes ont toujours tort ! Pour faire passer la pilule de la réforme de la santé, les représentants de la Chambre ont voté en se pinçant le nez l’amendement « Stupak » contre le remboursement des frais d’avortement. Un joli cadeau des démocrates aux républicains les plus conservateurs.

La Barbe !

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Le « Stupak Amendment », c’était la plus grande victoire du puissant clan anti-avortement depuis ces vingt dernières années. Heureusement la bataille n’est pas encore perdue. Curieusement, l’amendement a disparu du texte soumis au Sénat hier.

Par quel miracle ?

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